Jewish Communal Identity at the Crossroads: Early Jewish Responses to Canadian Multiculturalism, 1963-1965

TitleJewish Communal Identity at the Crossroads: Early Jewish Responses to Canadian Multiculturalism, 1963-1965
Publication TypeJournal Article
Year of Publication2011
AuthorsMenkis, R
JournalStudies in Religion/Sciences Religieuses
Volume40
Pagination283-292
ISBN Number0008-4298
KeywordsCanada, Canadian Jewish Congress, Commission royale d’enquête sur le bilinguism et le biculturalisme, Congrès juif canadien, Jewish Canadians, Jews, Judaism, Juifs, multiculturalism, Multiculturalism &amp, multiculturalisme, pluralism, Quebec, Religion, Royal Commission on Bilingualism and Biculturalism, Studies
Abstract

This article challenges the assumption that the Canadian Jewish community embraced the discourse and potential of multiculturalism rapidly and enthusiastically. It has been proven that certain groups—most notably the Ukrainians—used the hearings of the Royal Commission on Bilingualism and Biculturalism, which promised to consider the ‘‘contributions of the other ethnic’’ groups, to promote the idea that Canada is multicultural. But the largest organization of Canadian Jewry—the Canadian Jewish Congress (CJC)—was very cautious in its dealings with the Commission. It only participated in the Preliminary Hearings, in order to protest the preamble’s language that referred to the ‘‘two founding races. From the records of meetings, it is evident that CJC, based in Montreal—which was the home of the largest Jewish community in Canada at the time—was worried that introducing ‘‘multiculturalism’’ would offend the French. This article also asserts that CJC was not willing to define the Jews as an ethnic group, which was the implied category for groups in the new discourse of multiculturalism. CJC thought that a self-definition of the Jews as an ethnic group would weaken the place of Jews in Canadian society, both because of how Jews defined themselves on the census of 1961 and because they believed that they had a higher profile in the division of society into Protestant—Catholic—Jew than in a society divided into ethnic groups. Cet article remet en question l’hypothèse selon laquelle la communauté juive canadienne a adopté le discours et le potentiel du multiculturalisme rapidement et avec enthousiasme. Il a été prouvé que certains groupes, notamment les Ukrainiens, ont utilisé les audiences de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, qui avait promis d’examiner les « contributions des autres groupes ethniques », pour promouvoir l’idée que le Canada est un pays multiculturel. Mais la plus grande organisation de la communauté juive canadienne, le Congrès juif canadien (CJC), a été très prudente dans ses relations avec la Commission. Il n’a participé qu’aux audiences préliminaires, afin de protester contre le vocabulaire du préambule anglais faisant référence aux « two founding races ». À partir des procès verbaux des réunions, il est évident que le CJC, dont le siège social est à Montréal, qui était le foyer de la plus grande communauté juive au Canada en ce temps, était inquiet que l’introduction de « multiculturalisme » aille à l’encontre des Francophones. Cet article affirme également que le CJC n’était pas prêt à définir les Juifs comme un groupe ethnique, qui était la catégorie implicite pour les groupes dans le nouveau discours du multiculturalisme. Le CJC pensait que l’autodéfinition du groupe comme un groupe ethnique serait un affaiblissement de la place des Juifs dans la société canadienne, tant en raison de la fa{\c c}on dont les Juifs s’étaient définis eux-mêmes dans le recensement de 1961 que parce que le juda{\"ısme avait une plus grande visibilité dans la division de la société en « protestants, catholiques et juifs » que dans une société divisée en groupes ethniques.